Les interpôles masculins étaient à nouveau organisés dans le pays nantais (Nantes, Bouguenais & Saint-Sébastien-sur-Loire).




© photo : Louis Tristan (@louistrst.raw)
ENTRETIEN DU LUNDI – BRUNO POTARD
À la tête de son équipe du pôle Île-de-France, Bruno Potard a soulevé le trophée aux Interpôles à Nantes dimanche dernier, en battant le pôle Grand-Est en finale (25-23). L’occasion pour lui de revenir sur cette semaine de folie qui a amené les Franciliens sur la plus haute marche du podium.
Bruno, qu’as-tu ressenti au moment du coup de sifflet final de la finale des Interpôles ?
Beaucoup de choses me sont passées par la tête. Cette victoire, c’est la récompense du travail fait depuis plusieurs saisons, sur plusieurs générations. On a vécu beaucoup de choses depuis la rentrée de septembre dans la vie de groupe, mais les garçons ont su rester solidaires. Il y a forcément l’émotion de la victoire, si on fait de la compétition, c’est pour vivre ces moments là et c’est un beau moment sportif.
Comment décrirais-tu ton équipe ?
Ce sont des garçons déterminés, qui ont été globalement très respectueux d’eux-mêmes, des autres et de ce qu’on leur a proposé. Ils avaient beaucoup d’envie d’être ensemble, de vivre la chose ensemble et beaucoup d’envie de performer. Ce sont trois points qui me paraissent essentiels. Dans les aspects sportifs, on voulait baser notre jeu sur une défense dynamique, autoritaire et qui puisse récupérer des ballons et les amener le plus possible dans l’autre demi-terrain. A chaque fois qu’on a pu le faire, ça nous a ouvert des portes.
Vous finissez les Interpôles invaincus, en battant Grand-Est, le tenant du titre, en finale. As-tu été surpris de ce que ton équipe a montré au cours de la semaine ?
Le plus surprenant, dans la finale, quand on se retrouve à quatre ou cinq buts derrière, sans avoir marqué, en début de match, on se dit que Grand-Est est encore bien préparé et que ça va être un long moment. Pour la petite histoire, l’an passé, on avait joué Grand-Est dans le premier match de la phase de poules et au bout d’un quart d’heure, ça avait été très compliqué. Beaucoup de joueurs avaient vécu ça, et dans la tête, on se dit qu’on espère ne pas revivre ça. Et la surprise c’est que, bon gré mal gré, les choses se sont mises en places.
Comment fait-on pour remettre son équipe en ordre de marche dans ces moments là ?
Il faut essayer de garder son calme, de ne pas forcément tout changer d’un coup. Il y a eu un petit moment de flottement, mais on est revenu, petit à petit. Les garçons ont bien géré le truc, ils sont restés dans ce qu’ils savaient faire, avec notre grosse défense. Dès qu’on a commencé à récupérer des ballons, on a tout de suite senti que notre dynamique revenait, et c’est encore ce qui nous aide en deuxième période pour faire le trou.
De l’extérieur, on a senti une grande sérénité dans votre camp dans cette finale…
Je pense qu’il y a eu un peu de panique au début quand même, on ne va pas se mentir. On se l’est dit et ça a été terminé. On s’est dit « ok, là y’a un peu le feu », et on a tout de suite basculé sur quelles solutions on va pouvoir apporter. Et certaines solutions, ce sont les garçons qui les ont trouvées eux-mêmes.
Quelle difficulté cela représente-t-il de jouer dans la H Arena pour de jeunes joueurs ?
On avait fait une séance vendredi dans la salle, et heureusement. Parce que si on rentre samedi dans la H Arena, pour jouer la demi-finale, on aurait vécu un moment difficile. Je ne sais pas ce qu’il en est de nos adversaires mais c’est vraiment comme ça que je l’ai ressenti. Les vingt premières minutes, dans cette grande salle, c’était le cirque. C’était n’importe quoi, des balles perdues dans tous les sens, et je pense que jouer dans une salle immense comme ça a été une des raisons.
Au quotidien, tu travailles avec Pascal Person. Qu’apporte-t-il et en quoi vous complétez-vous ?
Pascal a beaucoup d’expérience, au niveau international notamment. Il connait la compétition et les éléments, la notion de ce qu’il va se passer. Il maitrise bien le contexte, mais aussi les éléments tactiques, évidemment. Il apporte de la sérénité, surtout dans les temps videos.
Quelle est la répartition des tâches entre vous ?
On est en binôme, même si j’avais le choix du projet et de l’animation du projet. On a vraiment travaillé à deux, il a été très concerné sur la partie vidéo, celle des gardiens de but aussi.
Que dit ce titre de la formation dans la ligue Ile-de-France ?
Il dit que le travail est bien fait. C’est quelque chose de difficile, les Interpôles. La dynamique ne tient à rien mais quand on arrive à la tenir, c’est que la ligne directrice est bien faite. Il est sûr qu’il faut avoir les joueurs bien en harmonie avec le staff, parce qu’à la fin, ce sont eux qui mettent en musique la partition. Si les joueurs ne sont pas avec le staff, c’est compliqué d’arriver à quelque chose.
Tu montres beaucoup d’humilité vis à vis de ta relation avec les joueurs…
C’est évident, on a gagné autant parce qu’on croyait en les joueurs que parce que les joueurs ont cru en nous. C’est important que ça marche dans les deux sens. A mon avis, une stratégie descendante où on impose des choses, ça ne peut pas marcher sur le long terme. Si tout le groupe et le staff est en harmonie, si on se fait confiance les uns les autres, on a plus de chances de finir sur un succès.
On se doute que cette victoire aux Interpôles, c’est un peu la consécration d’un travail global…
C’est sûr ! On ne gagne ce trophée parce que tout le monde est en harmonie. Que ce soit le staff avec les joueurs pendant ce weekend, mais aussi au sein de la ligue, avec le travail quotidien avec les comités. Tout le monde travaille bien, tout au long de la saison, avec beaucoup d’échanges. Cette victoire, c’est le fruit de plusieurs années de travail et d’investissement, tout ne s’est pas mis en place sur quelques jours.
La règle imposait à toutes les équipes d’incorporer quatre joueurs de la génération 2010 cette année. Comment l’avez vous géré ?
Pour ne rien cacher, ça a été compliqué en début de saison. Quand on a fait notre groupe, on s’est dit qu’on avait seize 2008 et 2009 et, si rien ne se passait, ils seraient aux Interpôles. Et qu’en cas de pépin, on pourrait toujours piocher dans notre réservoir de 2010. La règle a été mise en place, et jusqu’à fin janvier, on ne voyait pas trop quels anciens sortir et quel 2010 méritait de venir à la place des 2008 et 2009 qui ne venaient pas. On a du faire un choix ou deux difficiles, mais les choses se sont décantées d’elles-mêmes. On a été aidé par le niveau de performance des uns et des autres.
Comment imaginez-vous que les prochains jours vont se passer ?
Les joueurs vont avoir un temps de récupération et de régénération, et une remise au travail qui va se faire d’ici à 72 heures, pour les ramener au quotidien de la compétition dans leurs clubs. Il va falloir un peu redescendre mais pas trop longtemps non plus. La formation, ça ne finit vraiment jamais.
PUBLIÉ LE 9 MAR. 2026 PAR KEVIN DOMAS sur le site de la FFHandball
Les interpôles féminins sont organisés cette saison à Besançon.
Les Franciliennes, tenantes du titre, tenteront de conserver le trophée à l'issue des 7 matches qui se joueront en 5 jours.
Les rencontres seront à suivre sur www.handballtv.fr
Nous souhaitons une très bonne compétition à notre délégation.



À l'issue d'une campagne totalement maîtrisée (1 nul et 6 victoires), nos joueuses du pôle francilien ont donc décroché le 1er titre de championnes de France des interpôles féminins depuis 2013 (une autre époque…).
Félicitations à l'ensemble du collectif et l'encadrement pour cette très belle performance.

Le groupe
Gardiennes
#1 Célia Mongo (Cergy HB)
#3 Ioana Trifu (Noisy-le-Grand HB)
#95 Gabrielle Kabeya Tshisola (Issy-Paris Hand)
Ailières gauches
#2 Grâce Mpioso Mabilama (Noisy-le-Grand HB)
#6 Selma Kamara (AS Mantaise)
Ailières droites
#17 Assa Sissoko (Noisy-le-Grand HB
#24 Nayenka Noslen (Issy-Paris Hand)
Arrière gauche
#30 Priscille Assogba (Aulnay HB)
#81 Liyah Naal (Noisy-le-Grand HB)
Arrière Droite
#7 Meissa Zediri (Issy-Paris Hand)
Demi-centres
#9 Anta Frydman--Sarr (AS Mantaise)
#13 Angelina Martin (Issy-Paris Hand)
#77 Tania Niangui (Noisy-le-Grand HB)
Pivots
#5 Binta Kamara (Cergy HB)
#8 Déborah Gouamene (Stella St-Maur HB)
#37 Christiana Benam (Issy-Paris Hand)
Staff
Rémi Samson – Halima Diarisso – Alexandre Taillefer – Maël Rocin (kiné)
matches de poule
Île-de-France 15 – 15 Grand-Est
Île-de-France 17 – 10 Nouvelle-Aquitaine
Région Sud 11 – 20 Île-de-France
Pays-de-la-Loire 14 – 21 Île-de-France
Antilles / Guyane 15 – 31 Île-de-France
Île-de-France 18 – 15 Occitanie
Finale
Bretagne 15 – 20 Île-de-France
Le samedi 2 et le dimanche 3 octobre, la Maison du Handball accueille un tournoi d'interligue (concernant la génération 2006)
Voici le programme des rencontres (diffusées en direct sur BeSport https://www.besport.com/event/6958497)
sam 2 oct.
dim 3 oct
Les matchs seront ouverts au public dans les conditions de présentation d’un pass sanitaire valide, y compris les jeunes de plus de 12 ans et 2 mois.
